Définition de prosélytisme

Qu'est-ce que le prosélytisme ?

Le prosélytisme désigne l’attitude zélée, déployée pour rallier des nouveaux adeptes à une cause, à une religion ou à un mouvement philosophique. Le terme est beaucoup utilisé en religion. Dans la bible, il est utilisé dans Matthieu 23, 15 ; Jean 12, 20 et dans Actes 2, 10 ; 6, 5 ; 13, 43.

Étymologie

Prosélytisme vient du grec proselutos, “nouveau venu dans un monde étranger” repris par le latin ecclésiastique pour proselytus, conservant la même signification.

On désigne par prosélyte, une personne zélée pour rallier des nouveaux adeptes pour une cause, souvent pour une doctrine religieuse. Le mot est aussi utilisé dans le domaine de médias, où on désigne par prosélyte aussi bien un membre ancien qui fait du prosélytisme qu’un nouveau venu dans le groupe.

On peut aussi parler de prosélytisme lorsque l’engagement religieux se fait en dehors du champ religieux, tel est cas avec la recherche de la paix dont le mouvement italien Sant’Egidio qui milite pour la paix dans le monde.

Le prosélytisme dans l’histoire

Au cours de l’histoire, des civilisations ont connu des épisodes de prosélytisme religieux, confessionnels, parfois idéologiques. De ces épisodes du prosélytisme, sont nées des tensions religieuses, politiques et communautaires. À l’époque des disciples de Jésus, ces disciples étaient accusés de prosélytisme, ce qui aminait les tensions entre les disciples et leur convertis et les religions reconnues.

Le prosélytisme est pratiqué actuellement avec des moyens et outils issus du développement de la technologie et des moyens de communication. Le prosélytisme pratiqué par les membres du Daesh s’en sert considérablement pour faire des nouveaux adeptes et diffuser sa propagande.

Le prosélytisme et la législation

Des nombreux pays ont adopté des lois pour combattre le prosélytisme. En France par exemple, les élèves ne doivent pas être soumis au prosélytisme. La pratique du prosélytisme est aussi interdite dans les transports publics.

En France, en 2000, le Conseil d'État a promulgué que : “un agent du service de l’enseignement public [qui] manifeste dans l’exercice de ses fonctions, ses croyances religieuses, constitue un manquement à ses obligations “.

L’article L. 1321-2-1 de la Loi du Travail de la France, dispose que : “le règlement intérieur peut contenir des dispositions restreignant la manifestation des convictions des salariés.”

Dans la fonction publique, la circulaire du 15 mars 2017 du Ministère de la Fonction publique interdit tout prosélytisme, stipulant que : "Le fonctionnaire exerce ses fonctions dans le respect du principe de laïcité. À ce titre, il s’abstient notamment de manifester, dans l’exercice de ses fonctions, ses opinions religieuses".

En Égypte, la loi n’interdit pas le prosélytisme, mais il est combattu sous prétexte de dissidence sociale ou politique.
Liban n’interdit pas le prosélytisme, mais le confessionnalisme qui dicte le pouvoir politique ne permet pas d’exercer le prosélytisme.

En Algérie par contre, il y a une loi votée en 2006, punit les “pressions” et les “manipulations” dans la tentative de convertir un musulman.